Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

29/06/2009

Impôts locaux et urbanisme à Clapiers

7b8827b41cab26d666e4d2e11c35ca59.jpg

Les boîtes à lettres des Clapiérois ont été inondées récemment de tracts polémiques venant tant de la majorité municipale que des élus écologistes (groupe "Changeons d'air à Clapiers", apparemment plus reconnu par les Verts) . Il est hors de mon sujet que de prendre position sur les excès de langage, de part et d'autre.

Mais, sur le fond: impôts locaux et urbanisme, je pense pouvoir m'exprimer personnellement et tant que responsable associatif clapiérois.

1) Impôts locaux. Il est effectivement déplacé de se plaindre d'un "excédent de fonctionnement" dans les résultats du compte administratif 2008: une telle situation est normalement structurelle et pérenne car représentant le "fonds de roulement "de la collectivité. Par contre les résultats , EXCEPTIONNELS, du compte administratif de Clapiers en 2008 , notamment en section d'investissement (alors même que des emprunts prévus n'ont pas été mobilisés, ce qui aurait encore augmenté cet excédent) , effectivement, remettent en cause à postériori le bien-fondé de l'augmentation spectaculaire des taux d'imposition décidée par la majorité municipale après l'élection de 2008, et contre laquelle je m'étais déjà exprimé . voir cet article

2) Urbanisme. Il est effectivement légitime de se préoccuper, en matière de "développement durable" , de la nécessité de limiter l'urbanisation future de Clapiers pour ne pas continuer à accentuer la disparition des derniers espaces agricoles subsitant sur la commune. A ce sujet, mon opinion est que l'argument "il faut bien laisser les places aux nouveaux habitants" n'est pas  globalement recevable, car d'un point de vue écologique, il ne faut pas continuer à favoriser la concentration urbaine , y compris périphéries, au détriment des espaces ruraux . Il faut un équilibre, et dans ce domaine, Clapiers a déjà "beaucoup donné" (bien que certainement moins que sa voisine Jacou, mais qui est un contre-exemple total à ce sujet car il n'y aura bientôt pratiquement plus d'espaces naturels ou agricoles  à Jacou ). Donc , si l'on accepte de nouveaux espaces d'urbanisation, il faut les aménager en fonction d,'une part d'un minimum de superficie y affectée, d'autre part  faire que sur cette superficie on satisfasse les besoins des jeunes ménages "décohabitant" sur Clapiers (et ne pouvant se loger dans un schéma classique "pavillonnaire" , vu les prix accession ou location impliqués) et les solutions alternatives pour les occupants (en grande majorités propriétaires) de villas largement sous-occupées (les enfants sont "partis") et ne souhaitant pas quitter le village. Cela oriente vers UNE URBANISATION DENSE ( petits collectifs, petites villas contigues) des surfaces que l'on accepte de mettre à l'urbanisation (le moins possible). Et certainement pas vers une URBANISATION DIFFUSE ( sans  limites de superficie laissée à l'urbanisation) , schéma style "Saint Clément de Rivière", avec de grandes parcelles, que prônent  les élus écologistes, mais ne m'apparaît n'avoir rien à voir avec une démarche écologique.